Le samedi 21 septembre 2013 à Genève, en présence de M. Alain ESCADA, président de l’Institut Civitas, et d’une cinquantaine d’autres personnes a été lancée officiellement Instaurare, une association suisse dont les buts sont similaires à ceux de Civitas.

 

Pourquoi cette association ?

 

Dans ce XXIe siècle post-chrétien, nous avons :

1) à témoigner de notre foi, s à défendre l’honneur de notre Seigneur Jésus-Christ et de son Église, 

2) à protéger notre prochain contre les desseins de l’ennemi du genre humain et de ses suppôts.

C’est dans la perspective de ce combat qu’Instaurare a été fondée.

 

I) Les idéologies gangrènent nos sociétés

 

Attentatoires aux droits de Notre Seigneur Jésus-Christ, négatrices de la Providence, ces idéologies ne cessent de gagner du terrain sur le plan législatif et de corrompre les consciences de nos contemporains. En Suisse, comme partout ailleurs en Occident, leurs flots boueux nous submergent par toutes les artères du monde du spectacle (presse, livre, théâtre, film, fête, Tv, réseaux sociaux…) et nous valent constamment de nouvelles lois qui fragilisent les familles, détruisent les repères moraux traditionnels et abandonnent les êtres les plus faibles, enfants, vieillards et malades, à la froide logique de l’individualisme jouisseur.

II) Une destruction planifiée de l’ordre chrétien

 Notre pays s’est asservi à la culture de mort depuis qu’en 1985 le droit matrimonial refaçonné tournait le dos aux fondements naturels et chrétiens du mariage et renonçait à défendre les droits de l’enfant à naitre. Il s’en est suivi une dévastation presque intégrale du cadre de vie familial traditionnel, une hausse constante des divorces, l’adoption de l’avortement par le peuple suisse, la votation d’un partenariat enregistré pour les personnes inverties, l’intrusion de l’éducation sexuelle la plus abjecte à l’école, la votation d’une loi dans le canton de Vaud – déjà à l’étude dans d’autres cantons – sommant les établissements publics de soins à pratiquer l’euthanasie, la votation par l’Assemblée Fédérale d’une loi introduisant le droit à l’adoption pour les personnes inverties etc... Parallèlement à cette guerre livrée à la famille, à l’enfance et aux personnes les plus faibles d’entre nous, la Suisse s’est aussi engagée sur le front de la déchristianisation par la décision du TF d’exclure la présence chrétienne au Tessin en y interdisant tous les crucifix ou par la mise en œuvre de l’enseignement biblique romand (Enbiro).

III) Notre réaction : tout restaurer dans le Christ

Instruits par les papes des deux derniers siècles, jusqu’au Concile – dont Mgr Lefebvre était le digne héritier – nous savons que nous récoltons aujourd’hui les fruits pourris du long et patient travail de subversion mené par les forces hostiles au règne de Notre-Seigneur. Nous savons tout autant qu’il n’y a qu’un seul remède pour nous sortir du cloaque d’impureté dans lequel se transforment nos sociétés : Instaurare omnia in Christo. Or même si, à vue humaine, il nous est difficile, voire impossible, d’envisager un sursaut, nous sommes, en tant que catholiques, tenus à ne pas céder au désespoir et à combattre les manœuvres de l’ennemi. À Fatima, nous a été promis que le Cœur Immaculé de Marie finirait par triompher : ultimement, nous le savons, le dénouement de l’épouvantable crise que nous traversons nous sera favorable.

IV) Les objectifs d’Instaurare

Les membres d’Instaurare s’engagent tout particulièrement, comme ses statuts et sa charte le prévoient, pour l’instauration de la royauté sociale du Christ et la défense de la famille, notamment en se dressant, sur le terrain politique et culturel, contre les blasphèmes, les mensonges et les crimes que couvrent nos sociétés.Mais il est évident que l’on ne balaie pas aisément, par les bonnes intentions et quelques déclarations, aussi vigoureuses soient-elles, trois siècles de philosophie des Lumières et de libéralisme qui façonnent en profondeur les mentalités de nos contemporains. Si bien qu’avant de prétendre être conquérants, avant de prétendre confondre publiquement nos adversaires et leurs projets, leur arracher les masques derrière lesquels ils se cachent souvent, deux champs d’action nous semble devoir être privilégiés :

- il faut nous engager contre le processus de destruction de la famille qui est en cours. Car la famille est, sur le plan naturel, le pivot autour duquel toute société saine s’ordonne, raison pour laquelle elle est systématiquement prise pour cible de nos jours. 

- il s’agit de mettre l’accent sur la formation à l’intérieur du milieu catholique traditionaliste. Formation à l’interne et défense de la famille à l’externe comme à l’interne sont donc les deux axes qu’Instaurare cherchera à développer dans un premier temps. Avec en toile de fond, la conviction que nos actions permettront également de créer une dynamique au sein de la Tradition, favorisant une connaissance réciproque renforcée de ses membres qui aboutira à affermir les liens et à faire converger nos forces trop souvent dispersées.

V) Ce que nous proposons concrètement

Concrètement que proposons-nous et pourquoi sollicitons-nous votre adhésion, votre engagement ?

- Pour tout ce qui touche à la défense de la famille, nous prendrons publiquement part aux futurs débats politiques : nous pensons aux initiatives contre la sexualisation des enfants à l’école, au futur referendum sur l’adoption des invertis, à l’initiative contre le remboursement de l’avortement, ou pour l’abolition de l’avortement etc… Nous y prendrons part par des journées de mobilisation et de récoltes de signatures, nous mènerons des interventions publiques, nous publierons des communiqués dans les journaux etc.Nous organiserons également une journée des familles à l’intérieur du milieu traditionaliste.

- Pour le volet formation, le but est de nous affermir dans la connaissance des principes de vie catholique, de manière à être plus éclairés en vue de l'accomplissement de nos devoirs d'Etat et de nous affermir dans la connaissance des principes du bien commun, de manière à mieux saisir les enjeux politiques de notre temps et de mieux comprendre les buts poursuivis par nos adversaires. Pour y parvenir nous organiserons des conférences et, à moyen terme, l’idée est de pouvoir proposer des séminaires de formation sur ces thèmes.

- Enfin, pour communiquer entre nous, donner de la visibilité à nos actions, partager certaines connaissances et des informations étouffées ou déformées par les médias, nous créerons un site internet qui nécessitera des compétences nombreuses et variées.