30. août, 2014

Pourquoi le seul vrai humanisme est-il fondé sur le Christ, vrai Dieu et vrai Homme ?

Source: Le Rouge et le Noir

Chaque mercredi, le Rouge & le Noir publie un extrait de Jean Ousset (1914-1994). Ces extraits ont pour objectif de répondre à une question, en se fondant sur les Ecritures.

Pourquoi le seul vrai humanisme est-il fondé sur le Christ, vrai Dieu et vrai Homme ?

Qui n’est pas humaniste aujourd’hui ? On en viendrait presque à oublier l’acharnement de certains à vouloir dans la pure tradition révolutionnaire et marxiste changer l’homme et fabriquer un homme nouveau. Certains espèrent même que chacun pourra être ce qu’il choisit de devenir avec l’aide de la science et le transhumanisme. Mais où sont les résultats bons pour l’homme…
Voici un extrait tiré de l’ouvrage Pour qu’Il règne de Jean Ousset pages 457 à 460 « Ecce Homo - EN JESUS-CHRIST EST LE VRAI HUMANISME : VOICI l’HOMME » :

Jean 12, 32 : « Quand J’aurai été élevé de terre, J’attirerai tout à moi ».
Tout ! Et le fait est que cette parole d’un homme, mais de « cet homme qu’on appelle le Christ », - depuis qu’il est mort sur la Croix, - l’histoire n’a cessé et ne cesse de la vérifier.

Jean 19, 4-5 « Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »

« Ecce Homo ». - Voilà l’Homme. L’Homme par excellence ! L’Homme qui remplit l’univers ! Celui avec lequel il est impossible, désormais, de ne pas avoir à compter, qu’on L’aime ou qu’on Le déteste. Même à ne le considérer que par le mauvais bout de la lorgnette, « voilà l’Homme » qui est, depuis vingt siècles, centre de tout, soit qu’on s’en éloigne, soit qu’on y tende. Oui ! C’est un fait : depuis qu’ « Il a été élevé de la terre », Il a tout attiré à Lui !

Impossible de rien voir, désormais, dans l’ordre humain, de rien aborder, de rien étudier, où l’on n’ait, d’abord, à prendre honnêtement conscience de tout ce que Lui et Son Eglise ont apporté de perfectionnements décisifs, de transformations radicales, d’aperçus jusqu’alors insoupçonnés. Il a tout attiré à Lui, à ce point que, pour posséder quelque chose, aujourd’hui, il faut ou en jouir dans Son Amour et selon Son ordre... ou le Lui disputer.

Il est tellement « l’Homme » par excellence que, dès qu’on se soucie d’étudier quoi que ce soit en fonction de l’homme, c’est immanquablement selon Sa Loi et en fonction de Lui qu’il faut s’orienter si l’on ne veut aboutir à des échecs comparables à ceux dont la société souffre aujourd’hui. Ainsi tout l’ordre humain est marqué de Son sceau, parce que c’est depuis Lui seulement que la Terre a pu connaître dans sa plénitude ce que doit être, au plan individuel comme au plan social, la vie des hommes.

Qu’on envisage les progrès de la civilisation, la paix de la société, la concorde entre les peuples, le bonheur familial, ou qu’on étudie une branche quelconque du savoir, théorique ou pratique, - sciences morales, sciences politiques, philosophie, intelligence profonde des beaux-arts, mission des professions libérales..., jusqu’à la simple humanité des tâches les plus humbles, - dès qu’il s’agit, en un mot, d’envisager l’aspect spécifiquement humain de notre vie, c’est toujours l’enseignement de cet Homme, - sinon l’enseignement de cette Eglise qui est Lui, - qui apparaît fondamental.

Mille fois, ceux qui ne veulent pas qu’Il règne sur nous ont essayé de provoquer un ordre qui pût être comparable à celui que cet Homme est venu fonder ; mille fois, le plagiat fut évident ; mille fois l’échec manifeste. Car cet Homme n’est point comme tant d’autres « grands hommes » qui sont morts et dont l’initiative de quelques disciples a prolongé les œuvres.

L’expérience prouve, en effet, qu’il ne suffit pas de se réclamer de Lui pour développer les bienfaits de Son message, puisque tous ceux qui l’ont interprété à leur gré ont, contre toute attente, déchaîné la corruption d’innombrables sottises privées ou de sanglantes perturbations sociales. De telle sorte que tout semble bien se passer « sicut dixit » - comme Il l’a dit : « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire ». « Tu es Petrus »... et, contre cette pierre, les flots de l’infernale anarchie se briseront... « Et voici que Je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles »...

N’est-il pas évident, en effet, qu’une fois écartée cette Eglise qu’Il a fondée et qu’Il a dit vouloir régir Lui-même jusqu’à la fin des temps, tout se désagrège et vire à l’absurde ? Cet Homme s’est tellement placé au carrefour de tous les itinéraires de perfection humaine qu’il est impossible d’y tendre, désormais, sans se heurter à Lui.

Tout ce que d’autres philosophes, moralistes ou fondateurs de religion ont eu de bien, non seulement Il le possède aussi à un degré suréminent ; mais ce qui n’a, chez les autres, qu’une valeur de fragment et, parfois même, d’inconséquence heureuse, Il le détient en entier, ordonnant tout dans la perfection d’une synthèse universelle qu’aucun autre, avant Lui comme après, n’a jamais su proposer ou entrevoir.

Pour fuir cet Homme, pour échapper à Son omniprésence ou pour se donner l’illusion d’être moins directement en face de Lui, il a fallu et il faut toujours que l’humanité se détourne comme d’elle-même, - entendez qu’elle se désintéresse de l’humain comme tel - car, dans cet humain, désormais, tout parle de Lui, tout a subi Son influence. Autrement dit, pour fuir cet Homme qui est au centre de l’humain, il faut que l’homme se détourne de l’homme même, sinon qu’il mutile la juste idée qu’on doit s’en faire. Ainsi, l’homme moderne préfère-t-il regarder au-dessous de lui, scruter l’univers matériel ou animal.

Plutôt, - semblons-nous dire, - plutôt l’étude des plantes, des pierres et des forces aveugles de la nature ; plutôt, - ont semblé dire maints philosophes, - plutôt nous assimiler aux bêtes et nier l’objectivité de notre connaissance intellectuelle que d’encourir le risque d’être obligé de se laisser prendre aux réponses de cet Homme si nous nous engageons dans une étude sérieuse de ce qui est spécifiquement humain dans l’humain.

Problèmes de la nature de notre âme, de son immortalité, donc de notre destinée ; problèmes de l’objectivité de notre connaissance, problèmes de l’orientation suprême de la société et de la fin dernière de l’ordre humain..., en général, tous les problèmes métaphysiques... Qu’on aille voir un peu partout, et même là où l’on se pique d’humanisme, quel intérêt l’on porte, aujourd’hui, à ces problèmes ! Et, si nos contemporains s’en détournent, ne serait-ce point parce qu’il est impossible de s’y engager, désormais, sans trouver « cet Homme qu’on appelle le Christ », régnant avec Son Eglise et Ses Docteurs sur toutes les voies d’une authentique science de l’homme ?

A suivre : Pourquoi l’Eglise n’est-elle pas une ONG ?

Pour se former et agir à l’école de Jean Ousset, lire Pour qu’il Règne, ouvrage historique de ceux qui veulent agir « à contre courant » comme nous y invite le Pape François.

Ces publications sont diffusées en collaboration avec Ichtus, organisation héritière de la pensée et de l’œuvre de Jean Ousset.