3. sept., 2014

Pas un n’a abjuré !

Un texte terrible sur l’horreur qui frappe les chrétiens en Irak et sur leur force, leur courage, leur foi indéfectible en Notre Seigneur Jésus-Christ face à la barbarie des fous d’Allah qui veulent les contraindre à abjurer.

Source : Ethique chrétienne

L’enfant que j’ai vu en Irak.

L’enfant que j’ai vu en Irak, c’est lui qui m’a souri le premier. C’était une petite fille d’une dizaine d’années dans cette école d’Erbil transformée en gigantesque hall d’attente pour les réfugiés. Son sourire lumineux et immense essayait de me dire les mots en kurde que je ne comprenais pas. Ses parents, ses amis, ceux de sa ville de Mossoul qui avaient trouvé refuge dans cette école chaldéenne tenaient un dossier jaune à la main, liste dérisoire de tout ce qu’ils avaient perdu. Elle me souriait pendant que les adultes, les larmes aux yeux et le désespoir dans la voix, racontaient leur exil. Elle me souriait obstinément, sans discontinuer, et elle reste pour moi qui n’ai même pas compris son prénom le visage de l’enfance blessée de Mossoul.

L’enfant que j’ai vu en Irak, c’est ce groupe de petits gamins avec lesquels j’ai joué dans une chapelle latérale de l’église de Karemless, pour essayer de les extraire au moins un peu du drame vécu. Karemless, 30 km de Mossoul, ses soldats kurdes armés autour de l’église et dans les rues. Une vieille femme qui me prend dans ses bras me bénit avec des mots que je ne comprends pas. Un prêtre qui parle un peu anglais me dit qu’elle bénit à travers moi tous les chrétiens de France. Une jeune femme se lève. « Le Christ nous demande d’aimer nos ennemis, et nous essayons de le faire. Mais pourquoi ne nous aiment-ils pas ? Qu’avons-nous fait ? Pourquoi ? Pourquoi ? » Elle est mariée depuis trois mois. Elle a eu l’exil pour voyage de noces.

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