12. sept., 2014

Père Eugène de Villeurbanne : « Le danger est grand de se confiner dans un traditionalisme de combat

 

 Source: Credimus caritati

En 1972, le Père Eugène de Villeurbanne fondait le couvent des capucins de Morgon (Rhône) pour maintenir toute la pureté de la règle franciscaine malmenée par les épreuves de la période conciliaire. Très proche de Mgr Lefebvre, il lui demanda de former et d’ordonner ses futurs prêtres. C’est ainsi que l’archevêque conféra le sacerdoce à quatre d’entre eux entre 1982 et 1986, après les avoir formés à Écône. Adonné à la prière, éloigné du monde, faisant rayonner la charité, le Père Eugène eut le souci, jusqu’à sa mort survenue en 1990, de perpétuer l’esprit du Poverello d’Assise, au cours de la sèche période de l’aggiornamento où certains clercs, rongés par l’activisme et par le mépris de toute tradition, avaient fait du domaine religieux un champ d'action politique et voyaient dans leur prochain un ennemi extrémiste à mépriser et à combattre. En 1982, le Père Eugène se rendait compte que le même danger pouvait un jour s’emparer des rangs de ceux qui avaient pourtant eu le courage de défendre la messe et le catéchisme traditionnels. Grand était le risque de voir au sein du monde catholique une guerre partisane de tranchées où le principal ennemi n’était plus le vieil homme qui sommeille en nous mais le voisin de chapelle qui ne fait pas exactement comme nous. Il mettait en garde contre le péril qui consistait à « se confiner dans un traditionalisme de combat ».

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