Les chrétiens du Moyen-Orient abandonnés de tous


Les atrocités commises par les musulmans sunnites de « l’Etat islamique » au Moyen-Orient envers leurs adversaires chrétiens, chiites et yazidis sont innommables.  Elles n’auraient jamais pu se produire sans les manœuvres des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France qui ont financé et entraîné les opposants islamistes au régime de Bachar el-Assad en Syrie. 


Aujourd’hui une coalition dirigée par les Etats-Unis, regroupant des pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar — qui arment et financent pourtant l'expansionnisme musulman —, prétend stopper l’Etat islamique. Pour toute personne sensée il est évident que la création de l’Etat islamique et l’actuelle opération militaire dirigée contre lui ont de tout autres raisons que celles avancées dans les médias. Il est non moins évident que les chrétiens d’Irak et de Syrie payent le prix fort de la géopolitique criminelle conduite par des pays anciennement chrétiens.

Persécutés par l’Etat islamique, abandonnés par les chancelleries occidentales, les chrétiens du Moyen-Orient ont également pu prendre la mesure du gouffre qui les sépare des instances dirigeantes de l’Eglise catholique. Celles-ci n’ont en effet entrepris aucune action d’envergure pour leur venir en aide et se sont contentées  de condamner les horreurs perpétrées par l’Etat islamique tout en envisageant des actions interreligieuses pour la paix qui, depuis 40 ans qu’elles sont mises en œuvre, n’ont donné aucun fruit. 

L’association de catholiques suisses Instaurare dénonce tout à la fois la géopolitique criminelle des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France au Proche-Orient, et la barbarie des musulmans de l’Etat islamique, responsables des persécutions des chrétiens du Moyen-Orient. Dans de telles circonstances, les chimères qui sous-tendent l’idéologie œcuménique, qui hante les instances dirigeantes de l’Eglise catholique, confinent à l’aveuglement.

A moyen terme, et conformément aux voeux des évêques des Eglises d’Orient, il conviendra de réviser complètement les illusions des chrétiens occidentaux sur l’Islam. Dans l’immédiat, nous demandons que des prières publiques soient organisées dans les églises et que des collectes comparables aux « actions de Carême » encouragées par la hiérarchie catholique viennent soulager un tant soit peu la détresse de nos frères d’Orient. Dans la communion des saints qui fait vivre l'Eglise, leur martyre ne compense-t-il pas l’apostasie des chrétiens d’Occident ?